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 Cela fait parti du minhaj

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Oum Mous'ab



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MessageSujet: Cela fait parti du minhaj   Ven 28 Juil - 0:48

Cela fait partie du minhaj

Magazine Al-Ibana


1) agir avec science


L'imam Al-Bukhari ( m.256H) (rahimahullah) a dit :


« chapitre : La science avant la parole et l'action, comme Allah l'Exalté dit: " Sache donc en vérité qu'il n'y a point de divinité digne d'être adorée en dehors d'Allah, et implore le pardon de tes péchés" [sourate Muhammad : 19]. Il commença donc par la science avant la parole et les actes ». (rapporté par Al-Bukhari (1/192) ).




2) la vérification ( par les preuves):



Shaikh Salih al Fawzan (hafidhahullah) a dit:


« Allah - Le Majestueux et Le Très-Haut - nous a ordonné de vérifier toute nouvelle qui nous parvient concernant un groupe ou un parti parmi les musulmans, lorsqu'une mauvaise nouvelle nous parvient qui nécessite le fait de combattre ou de s'opposer à ce groupe. Allah - Le Majestueux et Le Très-Haut - nous ordonne de ne pas nous hâter ni de nous précipiter dans cette affaire jusqu'à ce que nous l'ayons vérifiée. Allah - Le Majestueux et Le Très-Haut - dit:



« O vous qui avez cru! Si un pervers vous apporte une nouvelle, voyez bien clair (de crainte) que par inadvertance vous ne portiez atteinte à des gens et que vous ne regrettiez par la suite ce que vous avez fait. » [sourate Al-Hujurat : 6]



C’est à dire : si quelque nouvelle que ce soit vous parvient, à propos d'un groupe ou d'un parti parmi les gens , concernant une action qu'ils ont commise pour laquelle ils méritent d'être combattus, alors ne soyez pas pressés à propos de cette affaire, ni n'annoncez la guerre contre eux, ni ne les attaquez - jusqu'à ce que vous ayez vérifié l'authenticité de la nouvelle.” ( Wujubut-Tathabbut fil-Akhbar wa Ihtiramil-’Ulama (p. 22-23) ).



L'imam Muslim a relaté dans l'introduction de son Sahih (n°5):



Abû Hurayra (radiallahu ‘anhu) rapporte que le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit: “ Il suffit qu'un homme rapporte tout ce qu'il entend pour être considéré menteur.”


Shaykh 'Ali Hassan Al Halabi a dit:



“ Le précheur ( da'i) doit être minutieux en toute chose, particulièrement en ce qui concerne ce qu'il entend des gens, ou ce qu'il lit dans les livres. Il est lui donc obligatoire de vérifier tout ce qui parvient à ses oreilles ou sa vue, avant de le propager et de le faire circuler parmi les gens. Son attention sera d'autant plus aiguisée en deux cas: premièrement: lorsque ce qui lui a été rapporté est lié à la Religion et la Shari'a, comme un hadith, ou une règle de fiqh, et leurs semblables. Deuxièmement: si quelqu'un rapporte quelque chose de mal sur quelqu'un , ou une parole mauvaise issue d'une personne. Il doit vérifier son authenticité, minutieusement s'enquérir de la réalité et de ce qui est correcte, et ne pas se précipiter pour la transmettre et l'ajouter à l'océan des nouvelles!”. (Arba’un Hadithan fid-Da’wa wad-Du’at (p. 63) ).



3) préserver la langue:



L'imam An Nawawi ( m.676h) (rahimahullah) a dit:


" Sache que chaque personne doit préserver sa langue de parler, excepté le discours dans lequel il y a un bénéfice (maslaha). A chaque fois que parler et éviter de parler sont de bénéfice égal, alors la Sunna est de rester silencieux. Car certes, la parole qui est permise mène quelque fois à ce qui est haram (interdit) ou makruh (détestable). Certes cela arrive la plupart du temps, ou bien c'est une habitude - et il n'y a pas meilleur subsitut que la sûreté. Al-Bukhari rapporte dans son Sahih (11/308),de même que Muslim dans son Sahih (n°47),d'après Abû Hurayra (radiallahu ‘anhu) , que le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit: " Quiconque croit en Allah et au jour dernier, qu'il dise du bien ou qu'il se taise". L'authenticité de ce hadith a été attestée, et c'est un texte clair prouvant que l'individu ne doit pas parler à moins que ce qu'il a l'intention de dire soit un bien, et que son bénéfice soit évident. Cependant, s'il est dans le doute s’il y a, oui ou non, un bénéfice clair, alors il doit réfléchir et reconsidérer. S'il est dans le doute, alors il ne parle pas jusqu'à temps que le bénéfice de le faire lui apparaisse clairement. (Kitabul-Adhkar (p. 812) ).



Shaikh 'Abdullah Al Ghunayman (hafidhahullah) - a dit:



“ Il est obligatoire pour tous ceux qui parlent sur un sujet parmi les sujets de la Religion qu'ils le fassent purement pour l'amour d'Allah, sincèrement pour la vérité. Et qu'ils contiennent leurs âmes et se battent contre le fait de suivre leurs désirs, ne s'inclinant pas vers les affaires mondaines, comme l'amour des éloges, la recherche de la notoriété et de la réputation, obtenir une assemblée de suiveurs, et d'autres choses semblables. Ainsi celui qui cherche à obtenir quoi que ce soit de ce cela, ne gagnera que les vanités de ce monde." ( Al-Hawa (p. 20) ).



4) Unifier les rangs:



Shaikh Abdul Aziz Ibn Baz (rahimahullah) a dit:



" Il n'y a aucun doute qu'il est obligatoire aux musulmans d'unifier leurs rangs et d'unifier leurs paroles sur la vérité et de coopérer dans le bien et la piété contre les ennemis de l'Islam - comme Allah Le Plus Parfait leur a ordonné par Sa Parole:



" Et cramponnez-vous tous ensemble au "Habl" (câble) d'Allah et ne soyez pas divisés..." [sourate Al-Imran : 103]



Et de même, Allah a mis en garde les musulmans contre la division comme il apparaît dans Sa parole:



" Et ne soyez pas comme ceux qui se sont divisés et se sont mis à disputer, après que les preuves leur furent venues, et ceux-là auront un énorme châtiment." [sourate AL-Imran : 105]



Cependant, l'ordre d'unifier les musulmans et d'unifier leurs paroles sur la vérité et de se cramponner ferme au "habl" d’Allah, n'implique pas qu'ils ne doivent pas censurer les mauvaises croyances et pratiques - que ce soit des Soufis ou d'autres qu'eux. Plutôt, ce que l'ordre de se cramponner au câble d’Allah nécessite est : d'ordonner le bien, d'interdire le mal, et d'éclaircir la vérité - avec les preuves claires de la Shari'a - pour quiconque est égaré ou a un avis erroné, jusqu'à ce qu'ils s'unissent sur la vérité et se détournent de ce qui s'y oppose. Tout ceci est compris dans Sa Parole:



" Entraidez-vous dans l'accomplissement des bonnes œuvres et de la piété et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression. " [sourate Al-Maida : 2]

" Vous êtes la meilleure communauté, qu'on ait fait surgir pour les hommes. Vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah." [sourate Al-Imran : 110]



Et si les gens de vérité s’abstiennent d'éclaircir les fautes de ceux qui ont erré ou se sont trompés, ils n'auront pas accompli ce qu’Allah leur a ordonné, en ce qui concerne l'appel au bien, l'ordonnance du bien et l'interdiction du mal. Alors la personne tombée dans l'erreur restera sur son erreur, et celle qui agit en opposition à la vérité restera sur sa position. Et cela est en contradiction avec ce qu’Allah - Le Plus Parfait - a ordonné, quant au conseil sincère, à la coopération dans les bonnes œuvres, l'ordonnance du bien et l'interdiction du mal - et Allah Seul est Celui qui accorde la réussite." ( Tanbiat fir-Radd ’ala man Ta‘awwalis-Sifat (p. 31-32) ).



5) connaître les causes de la division:



Shaykh Salih Al Fawzan a dit:



" Les raisons de la division sont nombreuses. Parmi les causes principales, il y a : premièrement : contredire (s'opposer au) le minhaj (voie, chemin) des Salaf Salih, les compagnons du messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) et ceux qui les ont suivi. Ainsi, les Salaf avaient un minhaj (chemin) qu'ils ont emprunté; un minhaj dans la ‘aqida (croyance), un minhaj dans la da'wa (prêche), un minhaj dans le fait d'ordonner le bien et d'interdire le mal, un minhaj dans la manière de juger entre les gens. Ce minhaj - dans chaque cas - était fondé sur le Livre d’Allah et la Sunna de notre messager (salallahu ‘alayhi wa salam). (Wujubut-Tathabbut fil-Akhbar wa Ihtiramil-’Ulama (p. 18) ).



Shaykh Abdul Aziz Ibn Baz a été questionné: quelles solutions pouvez-vous proposer afin de sauver la communauté musulmane des divergences, du nationalisme, et du fait de suivre les madhahib (écoles de pensée)? Et comment est-il possible de re-unir la oumma?



Le shaikh répondit: " Ma solution en ce qui concerne cette question très importante est d'appeler les gens à s'unifier et à unifier Allah Seul dans l'adoration, d'agir sincèrement pour Lui, de s'accrocher à Sa Shari'a (loi) et de prendre garde à tout ce qui la contredit. Et c'est ce qui unifiera la Oumma sur la vérité et enlèvera les divergences et le ta'assub (l’attachement exagéré) envers un madhab particulier. Et ce qui est requis est d'appeler les musulmans à rester fermes sur la Religion d’Allah, de faire observer Sa Shari'a et de coopérer dans la bienfaisance, et de craindre Allah. Grâce à ceci, leurs rangs seront unis et leurs paroles seront une, et ils formeront un seul corps, un seul édifice et une seule armée dans l'opposition aux ennemis. Cependant, si chacun s'accroche à son propre madhab, ou a son propre shaikh, ou a sa propre opinion - en contradiction avec les Salaf Salih ( pieux prédécesseurs) - alors c'est ce qui mène à la division et aux divergences." ( tiré de Al-Mujallatul-Buhuthul-Islamiya (n°18) ).
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Oum Mous'ab



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MessageSujet: Re: Cela fait parti du minhaj   Ven 28 Juil - 0:49

6) suivre les Salafus Salih:



L'imam Al Asbahani (m.535H) (rahimahullah) a dit:



" Le signe distinctif de Ahl-Sunna est qu'ils suivent les Salafus Salih, et délaissent tout ce qui est innové et nouvellement introduit dans la Religion".(Al-Hujjah fi Bayanil-Mahajja (1/364) ).



Ibn Taymia (m.728H) (rahimahullah) a dit:



" Il n'y a pas de mal à propager le madhab (la voie) des Salaf et de se réclamer de lui, plutôt il est obligatoire d'accepter ceci avec approbation. Certes, le madhab des Salaf n'est rien d’autre que la vérité.” (Majmu’ul-Fatawa (9/149) ).



L'imam Adh-Dhahabi (m.748H) (rahimahullah) a dit:



" Il est rapporté de manière authentique de Ad-Daraqutni que ce dernier à dit: " Il n'y a rien de plus détestable à mes yeux que al 'Ilmul-kalam ( la science innovée de la rhétorique). Je dis: Personne ne doit jamais entrer dans 'Ilmul-kalam, ni l'argumentation logique.Plutôt, il doit être un Salafi (suiveur des Salaf ). (Siyar A’lamun-Nubala (16/457) ).



L'imam As-Sam'ani (m.562H) (rahimahullah) a dit:



" As Salafi: c'est une ascription (attribution) aux Salaf et le fait de suivre leur chemin, dans ce qui est rapporté d'eux.".



Ibnul Athir (m.630H) a dit dans Al-lubab fi Tahdhibul Insab, commentant les précédentes paroles de As Sam'ani: "Et un groupe fut connu pour cette attribution". Donc la signification de ceci est que le terme "Salafi" , et le fait de s'attribuer à eux, était une chose connue au temps de l'imam As Sam'ani et avant lui.



Shaikh Al-Albani (rahimahullah) a dit:



" Cependant, certains de ceux qui prétendent avoir de la science et renient cette attribution, prétendant qu'elle n'a aucune base , et disant:" il n'est pas permis de dire " je suis salafi". Et c'est comme s'il disait: " Il n'est pas permis pour moi de dire que je suis les Salaf Salih dans ce sur quoi ils étaient en terme de ‘aqida , d'adoration et de manières! " Et il n'y a aucun doute que ce genre de reniement - si c'est ce qui est signifié - implique qu'il se dissocie de l'islam authentique sur lequel étaient les Salaf Salih. Dès lors, il n'est pas permis pour un musulman de se dissocier de l'attribution aux Salaf Salih. Si cependant, il s'est désolidarisé de toute autre attribution (nisba) , alors aucun des gens de science ne peut l'accuser de péché ou de mécréance. Cependant, celui qui refuse de s'appeler avec le nom de Salaf, alors on doit considérer, est-ce qu'il se réclame d'un madhab particulier – que ce soit sans la ‘aqida ou le fiqh? Alors peut-être se nommera-t-il lui-même 'Ash'ari, ou Maturidi, ou bien fera-t-il peut-être partie de Ahlul-Hadith, ou Hanafi, Maliki, Shafi'i, ou Hanbali - qui entrent dans le terme de Ahl Sunna wal Jama'a.

Celui qui se réclame du madhab Asha'ari, ou des 4 madhahib bien connus, alors il s'est réclamé de ceux qui ne sont pas exempts d'erreurs en tant qu'individus - même s' il y a parmi eux des savants qui parviennent à ce qui est correct. Alors pourquoi, ô pourquoi ne rejettent-ils pas ce genre d'attribution à des individus qui ne sont pas exempts d'erreur ? Cependant, celui qui se réclame des Salaf Salih collectivement, alors il se réclame de ce qui est protégé de l'erreur." .( magazine Al-Asalah (n°9/p. 87) )
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Oum Mous'ab



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MessageSujet: Re: Cela fait parti du minhaj   Ven 28 Juil - 0:49

7) interdire le mal:



Shaikh Abdul Aziz Ibn Baz fut interrogé a propos du bien-fondé ou non de la parole suivante: " nous devons nous unir sur ce dont nous sommes tous d'accord, et nous excuser les uns les autres en ce sur quoi nous divergeons ". Le shaikh a commenté:



"Oui! il est obligatoire de coopérer en ce sur quoi nous sommes d'accord, en aidant la vérité, en appelant à elle et en mettant en garde contre ce qu'Allah et Son messager (salallahu ‘alayhi wa salam) ont interdit. Pour ce qui est de nous excuser les uns les autres en ce sur quoi nous divergeons - alors cela ne doit pas être pris au sens absolu , mais plutôt dans un sens général. Ainsi si la différence implique un point particulier d'ijtihad (effort de pensée personnel) dans lequel les preuves données sont profondes et détaillées - alors il est obligatoire de ne pas se critiquer ni de se blâmer l'un l'autre.Cependant, si cela contredit un texte clair du Livre ou de la Sunna, alors il est obligatoire de corriger celui qui a contredit les textes évidents, mais avec hikma (sagesse), belle exhortation, et en discutant de la meilleure façon, en agissant conformément à ce qu'Allah l'Exalté dit:



" Entraidez-vous dans l'accomplissement des bonnes œuvres et de la piété et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression." [sourate Al-Maida : 2]



" Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable..." [sourate At-Tawba : 71]



" Par la sagesse et la bonne exhortation appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon." [sourate An-Nahl : 125]



Et il (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit: " Quiconque d'entre vous voit un mal qu'il le change avec sa main. S'il ne le peut, qu'il que le fasse de sa langue. S'il ne le peut , de son cœur. Et ceci est degré le plus faible de la foi ".(rapporté par Muslim (2/21) d'après Abû Sa’id al-Khudri (radiallahu ’anhu) ).



Et il a dit (salallahu ‘alayhi wa salam): " Quiconque mène une personne à faire le bien aura la même récompense que celui qui a fait ce bien ". (rapporté par Muslim (13/38), d'après Abû Mas’ud al-Ansari (radiallahu ’anhu) ).



Et les versets et ahadith allant dans ce sens sont nombreux." (Tanbihat fir-Radd ’ala man Ta‘awlis-Sifat (p. 14-15) ).





8) repousser le mal et les gens malfaisants:



Shaikh Salih Ibn Abdul Aziz (hafidhahullah) a dit:



" A propos de la namima (calomnie), Houdheyfa (radiallahu 'anhu) rapporte que le messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit: " Le calomniateur n'entrera jamais au paradis" ( rapporté par Muslim (1/2) et par Ahmad (5/396) ). Et d'après Ibn Abbas (radiallahu 'anhu), qui rapporte que le messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) passa devant deux tombes et dit: " Les deux habitants de ces tombes sont en train d'être punis, mais pas pour des choses considérables.Quant au premier, il répandait les ont-dit et les histoires, tandis que l'autre ne se protégeait pas de la souillure de sa propre urine".( rapporté par Al-Bukhari (1/212) et Muslim (1/3) ).

Ainsi, la calomnie est interdite et est comprise parmi les grands péchés. Et la namima consiste en : " colporter les paroles de certains à d'autres de façon a créer la fitna ( discorde, mal) entre eux".(hadith rapporté par Al-Bukhari dans Al-Adabul-Mufrad (425), Al-Bayhaqi dans ses Sunanul-Kubra (10/246) et d'autres. Sa chaîne de narrateurs est bonne ( hassan)).( tiré de Al-Mindhar (p. 151-152) ).



Shaikh 'Ali Hassan al Halabi (hafidhahullah) a dit:



" La calomnie est une maladie infecte; lorsqu'elle pénètre dans le coeur, elle le corrompt, et lorsque le coeur est corrompu, le reste du corps se corrompt à son tour et les actions de l'individu s'annulent. Combien de gens y a-t-il aujourd'hui dont les mauvaises actions leur ont été enjolivés par leurs démons. De telle sorte qu'ils pensent que leurs oeuvres sont exemptes de tout blâme! Combien y en a-t-il aujourd'hui qui pensent que la médisance est une action bonne et droite qu'ils sont en train de faire! Cependant, ces gens qui font partie des adorateurs d’Allah - Le Plus Parfait - répendant le mal, le mensonge et égarant les coeurs, et bien le musulman sincère ne doit leur donner aucune chance d'agir, mais devrait plutôt se détourner et rester loin d'eux! Ceci est la sanction minimale possible envers ces gens. La maladie de la calomnie ne trouve place que dans les coeurs qui sont remplis d'amour de ce bas-monde, les coeurs de ceux qui utilisent la Religion pour des fins basses et détestables - et nous cherchons refuge auprès d’Allah contre cela." ( Shakhsiyatul-Islamiya (p. 60)).





9) Ne pas déshonorer les musulmans :



Le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit: " Quiconque accuse un croyant d'une chose qui n'est pas vraie, alors Allah le fera demeurer dans la coulée de pus des habitants de l'Enfer, et il ne quittera pas cet état jusqu'à ce qu'il se rétracte de ce qu'il a dit". ( Sahih: Rapporté par Ahmad (5385) et d'autres , d'après Ibn ’Umar (radiallahu ’anhu). Il a été authentifié par Shaykh Muhammad Nasirud-Din Al-Albani dans As-Sahiha (438) ).



Le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit: " Savez-vous qui est le grand perdant (muflis)? Le muflis de ma communauté est celui qui vient le Jour du Jugement Dernier en ayant accomplit la prière, le jeûne, et donné la zakat. Cependant, à côté de tout cela, il a abusé de telle personne, et insulté cette autre, mangé les biens de telle personne, et répandu injustement le sang de cette autre. Ces gens prendront alors de ses bonnes actions. Si, cependant, ses bonnes actions s'épuisent, alors leurs péchés lui seront attribués et il sera jeté dans le Feu de l'Enfer." (rapporté par Muslim (8/18) et Ahmad (2/303) d'après Abou Huraira)



Shaykh ’Ali Hasan al-Halabi a dit:



"Le fléau fatal qu'est la médisance détruit les bonnes actions de l'individu, détruit la fraternité, et détruit la récompense.Ainsi le véritable musulman ne médit pas, ni ne permet que l'on médise en sa présence. Alors que ces gens craignent Allah! ceux dont les corps ne se développent et dont les âmes ne sont nourries que par le fait de répendre les rumeurs, et par l'invention de mensonges sur les serviteurs d’Allah, prétendant " que c'est pour le bénéfice de la da'wa"! Comme cela est étrange! Quel bénéfice de la da'wa sera accomplit par le biais de l'insulte, de la médisance, et du fait de mentionner les mauvaises manières des autres? Pensez-vous, - ô médisants, que vous êtes préservés de défauts? ô vous qui ne voyez que les défauts des autres, pensez-vous que vous êtes exemptés de fautes? Non , plutôt, vous êtes remplis d'imperfections, et les gens ont des langues." ( Shakhsiyatul-Islamiya (p. 34-35) ).





10) Honorer les savants:



Shaykh Salih al-Fawzan (hafidhahullah) a dit:



" De nos jours nous entendons ceux qui parlent contre l'honneur des savants, les accusant d'êtres idiots et ignorants, et de ne pas percevoir les affaires, de ne pas les comprendre - comme ils disent - et cela est un point très dangereux.Car si vous perdez confiance en les savants, alors qui guidera la Oumma, et auprès de qui les verdicts et jugements seront retournés? Et je pense que cela est un poison de nos ennemis, qui a abusé nombre de ceux qui ne comprennent pas ces sujets, et ceux qui ont une ardeur émotionnelle intense mais qui sont ignorants. Ainsi le poison d'accuser les savants les saisi à cause de leur zèle et leur passion tachés d'ignorance, alors que la réalité est certes différente. La chose la plus noble de cette communauté sont les ‘Ulama (savants), donc il n'est pas permis de les accuser ou de les qualifier d'ingnorance, d'idiotie, de tromperie, d'hypocrisie, ou d'être des savants au service du gouvernement, ou d'autres choses encore. Ceci est - ô adorateur d’Allah - certes très dangereux ... je ne dis pas que les savants sont infaillibles et qu'ils ne commettent pas d'erreurs, - et les savants font certes des erreurs. Cependant, le remède n'est pas de diffuser leurs fautes en publiques, ni de les déshonorer lors d'assemblées, ou au-dessus des chaires - ceci n'a jamais été permis! Le remède n'est pas cette méthode. Allah - Le Très Haut - dit:



" Quand vous colportiez la nouvelle avec vos langues et disiez de vos bouches ce dont vous n'aviez aucun savoir; et vous le comptiez comme insignifiant alors qu'auprès d'Allah cela est énorme." [sourate An-Nur : 15)]



Nous demandons à Allah de nous accorder le bien et la sécurité. Ainsi il est obligatoire de faire très attention sur ce sujet, et de nous honorer mutuellement - et surtout les savants - car ils sont les héritiers des prophètes, même si vous voyez en eux des erreurs." ( Wujubut-Tathabbut-fil-Akhbar (p. 45-46))



Shaykh Ibn Baz a dit:



" Il est obligatoire pour chaque musulman de préserver sa langue et de ne pas parler, sauf avec science. Ainsi dire a propos de quelqu'un qu'il n'a pas la compréhension de l'état des affaires, est une parole qui doit dépendre d'un savoir; et cela ne doit pas être dit, sauf avec science - jusqu'à ce que l'individu soit habilité à rendre le jugement que telle personne ne possède pas la compréhension de l'état des affaires. Si cette parole est basée simplement sur l'opinion, et non sur une preuve de la Shari'a, alors certes ceci est mal et c'est interdit de le dire. Juger qu'un savant qui rend des jugements n'a pas la compréhension de l'état des affaires doit dépendre de preuves, que seuls les gens de science peuvent établir." (magazine Rabitatul-’Alamul-Islamiya (n°313))





11) Occuper son âme:



Ibn Qudama (m.620H) (rahimahullah) a dit:



"Quiconque abandonne le rappel d’Allah et se préoccupe avec ce qui ne le concerne pas, est tel celui qui a la possibilité d'acquérir des joyaux, mais à la place il n'acquiert qu'une poignée de poussière. Ceci est certes un grand gâchis de sa propre vie ". (Minhajul-Qasidin (p. 127))



L'imam Adh-Dhahabi (rahimahullah) rapporte:



Ibn ’Awn (m.151H) (rahimahullah) a dit: " Le rappel des gens est une maladie, le rappel d’Allah est un remède". Puis l'imam Adh-Dhahabi dit: " Certes, par Allah! Il est très étrange combien nous ignorons le remède, et nous précipitons vers la maladie. Allah - Le Très Haut - dit:



" Souvenez-vous de Moi donc et je me souviendrais de vous " [sourate Al-Baqara : 152]



“ le rappel d’Allah est meilleur".



« Ceux qui ont cru, et dont les cœurs se tranquillisent à l'évocation d'Allah". N'est-ce point par l'évocation d'Allah que se tranquillisent les cœurs? » (sourate Ar-Ra’d : 28).



Cependant ceci ne sera atteint que par la grâce d’Allah. Et quiconque persiste dans la supplication, et à frapper à la porte, elle lui sera ouverte." (Siyar A’lamun-Nubala (6/396) ).



Ibnul-Qayyim (d.751H) (rahimahullah) a dit:



“Ta vie au moment présent est entre le passé et le futur. Ainsi ce qui a précédé peut être rectifié par la tawba (repentir), an-nadam (le regret) et al-istighfar (la recherche du pardon d’Allah).Et c'est quelque chose qui ne te fatiguera pas, ni ne te fera peiner comme un dur travail le ferait. Plutôt,c'est une action du coeur. Puis en ce qui concerne le futur, (alors il peut être rectifié) par le fait de t’abstenir des péchés. Et cet abandon n'est que le simple abandon d'une chose et d'en être satisfait. Ce n'est pas une action des membres qui requiert que tu combattes et que tu peines. Plutôt c'est une ferme résolution et une intention du coeur - qui donnera le repos à ton corps, ton coeur et tes pensées. Donc quant à ce qui précède, alors certes tu le rectifies par le repentir. Et quant au futur, alors tu le rectifies par la ferme résolution et l'intention. Ni l'une ni l'autre de ces choses n'implique l'action, ni l'effort des membres. Mais alors, ton attention doit être dirigée vers ta vie dans le présent - ce temps entre les deux temps. Si tu le gâches, alors tu as gâché l'opportunité d'être parmi les fortunés et ceux qui seront sauvés. Si tu y portes attention, en ayant rectifié les deux temps - ce qui était avant cela et ce qui sera après, comme nous l'avons dit - alors tu seras gagnant et tu atteindras le repos, les délices, et la félicité éternels. Cependant, y porter attention est plus difficile que ce qui vient avant ou après, car le protéger implique de se concentrer sur ce qui est meilleur et plus bénéfique pout ton âme, et ce qui lui apportera le succès et le bien-être." (Al-Fawa‘id (p. 151-152))
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