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 Quelques éléments biographiques sur l'imâm al-Bukhâry

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MessageSujet: Quelques éléments biographiques sur l'imâm al-Bukhâry   Ven 19 Mai - 23:47

l'imâm al-Bukhâry


Son nom et sa date de naissance

Abu 'Abd-ul-Lâh Muhammad ben 'Ismâ'îl ben lbrâhîm ben al-Mughîra ben Bardazba al-Dju'fiy, l'imam des érudits du hadith en son temps, naquit à Bukhârâ après la prière du vendredi, c.-à-d. le 13ème jour de Chawwâl de l'an 194 de l'Hég.
Al-Mustanîr be'n 'Atîq dit que Muhammad ben 'Ismâ'îl en personne lui avait montré sa date de naissance écrite par la main de son père.

Son père

Le père d'al-Bukhâry était connu parmi les uléma. Homme de piété, il était aussi riche; il paraît qu'il avait un certain commerce. Homme de science, il avait des travaux sur la sunna: Al-Hâfid ben Hibbân, dans son œuvre « ath. Thugât », l'avait classé dans la quatrième génération des rapporteurs.
Il avait dit: « II rapporte de Hammâd ben Zayd et de Mâlik ». Les Irakiens rapportaient aussi de lui.
Quant à son fils al-Bukhâry, il l'avait cité dans son at-Târîkh al-Kabîr (l/ l : 342): « 'Ismâ'îl ben 'lbrâhîm ben al-Mughîra - II a rencontré Hammâd et lbn al-Mubârak; il a aussi entendu Mâlik ».
Ce témoignage veut dire qu' 'Ismâ'îl ben 'lbrâhîm était sorti en pèlerinage avant 179 de l'Hégire, qu'il était passé par Médine où il avait rencontré Mâlik, par l'Irak, où il s'était réuni avec les traditionalistes irakiens et qu'il avait aussi rencontré Hammâd de qui il avait reçu des hadith alors qu'il était en voyage entre le Hidjâz et l'Asie Mineure -.
Quant à lbn al-Mubârak, il était son compagnon de route. Il décéda trois ans après la mort de Mâlik et de Hammâd.

Son grand-père et sa famille

Quant au grand-père d'al-Bukhâry, 'lbrâhîm ben al-Mughîra, Al- Hafid ben Hadjar écrit dans son œuvre Hadyu as-Sâry p. 478: "Nous n'avons pas trouvé d'éléments racontant sa biographie".
Mais concernant al-Mughîra, le père d'ibrâhîm, il y a plusieurs éléments d'information sur sa biographie. Il fut le premier de la lignée d'al-Bukhâry à embrasser l'Islam.
Sa conversion fut l'œuvre d'un de ses concitoyens, un auxiliaire de la tribu Dju'fy, du nom d'al-Yamân, celui-là même qui est l'aïeul du traditionniste al-Hâfid 'Abd-ul-Lâh ben Muhammad ben 'Abd-ul-Lâh ben Dja'far ben al-Yamân al-Masnady al-Dju'fy.
Il faut dire que la tribu Dju'fy avait le mérite d'être missionnaire pour la cause d'Allah à Bukhârâ et en Asie Mineure -, plus particulièrement durant la préfecture de Sa'id ben Dja'far à Khurasân.

Cette tribu, originaire du Yémen, remonte à Dju'fy ben Sa'd al-'Achîra ben Midhadj. Et ce dernier est connu pour être le frère de Tayyle grand-père de Hâtim, ainsi que le frère d'Al-'Ach'ar, le grand-père d'Abu Musa al-'Ach'ary.

La mission de cette tribu avait tellement porté ses fruits que nombre de Turks d'Asie Mineure convertis à l'Islam se considéraient comme faisant partie d'elle en disant: « Nous sommes comme ses propres fils ». De plus, cette tribu pouvait s'enorgueillir davantage si elle savait que de ses rangs était sorti l'imam al- Bukhâry qui avait rendu de grands services pour l'Islam.

Quant au nom de Bardzaba, le père d'al-Mughîra, il signifie, selon quelques- uns, « cultivateur »; mais dans « al-'Adab al-Mufrad », avant les deux hadith de la première rubrique, il est cité sous le nom d'al-Ahnaf. Le cadi lbn Khallikân, en se référant à Abu Nasr, avait aussi mentionné le nom d'al-Ahnaf dans son livre « al- lkmâl » puis avait enregistré cette remarque disant qu'il n'avait pas trouvé la date de décès du père d'al-Bukhâry.
Cependant, il est quasiment certain que la mort du père était survenue alors qu'al-Bukhâry était encore petit. Ce fut alors la mère qui se chargea de l'éducation de son fils.
Il est probable qu'al-Bukhâry avait, pour la première fois, entendu le hadith en 204 ou avant cette date. A ce propos, son disciple Muhammad ben Yûsuf al- Farabry rapporte que Muhammed ben Abu Hâtim, le copiste d'al-Bukhâry, dit qu'il avait reçu le don d'apprendre le hadith à l'école coranique alors qu'il avait dix ans ou moins.
Les débuts de l'émergence du talent d'al-Bukhâry Dès son jeune âge, al-Bukhâry excellait dans la mémorisation des hadith et même dans la biographie des râwy à tel point qu'on avait l'impression qu'il vivait avec eux.
Il connaissait tout sur le râwy et son environnement; il retenait aussi les noms de ceux qui avaient rapporté les hadîth à ce râwy et même les noms de ceux qui rapportaient de lui.
Quand quelqu'un, en rapportant la tradition, se trompait dans l'isnâd des râwy, al-Bukhâry le corrigeait, car ce dernier connaissait les noms du râwy, de ses élèves, de ses maîtres ainsi que leurs époques et leurs pays. Al-Bukhâry lui-même nous en donne un exemple vécu durant sa vie d'élève:
[A cette époque,] j'assistais aux cours dispensés par ad-Dâkhily et d'autres maîtres. Un jour, ad-Dâkhily, alors qu'il lisait aux gens, avait dit: « Sufyân a rapporté d'Abu az-Zubayr et ce dernier d'ihrâhîm » (c.-à-d., an-Nukha'y). Je lui avais alors répondu: « Abu az-Zubayr n'a pas rapporté d'ibrâhîm ». Il me demanda de me taire mais moi, je repris: « Consulte l'original s'il est en ta possession! » Il rentra, vérifia puis revint et dit: « Qui est-ce alors, ô jeune homme ? » Je lui répondis en ces termes: « C'est az-Zubayr (le fils d'ibn 'Ady), d'ibn lbrâhîm ». Il (ad-Dâkhily) prit donc la plume et corrigea en me disant: « tu as raison.»
Al-Bukhâry avait alors onze ans.
A cet âge, notre imam écoutait les hadith rapportés par les uléma de sa ville, comme Muhammad ben Salâm al-Baykandy, 'Abd-ul-Lâh ben Muhammad al- Musnady al-Dju'fy et leurs pairs.
Quand il eut atteint l'âge de seize-ans, il avait déjà appris par cœur les livres d'ibn al-Mubârak, de Waqî' ben al-Djarrâh et assimilé les avis des faqîh (témoignage d'al-Bukhâry).

Le pèlerinage al-Bukhâry

En l'an 210 de l'Hégire, il fit son premier voyage en direction de la Mecque accompagné de sa mère et de son frère Ahmad pour accomplir le pèlerinage. Dans ce voyage, il profita beaucoup de ses passages dans les centres de culture musulmane, qui lui avaient permis d'apprendre le hadith et la sunna. Dans chaque ville, sur son chemin vers les lieux saints, il contactait les érudits et les faqîh pour profiter de leur savoir religieux: il avait écouté de Makky ben 'lbrâhîm al-Balkhy al-Hâfid (à Baikh), d'Abu 'Asim 'Amrû ben 'Asim al-Qays et Muhammad ben 'Abd-ul-Lâh ben al-Muthannâ al-'Ansâry (à Basra), de 'Ubayd-ul-Lâh ben Musa al-'Abs (à Kûfa), de 'Abd-ul-Lâh ben Zayd al-Muqri' (à La Mecque), de 'Affân ben Moslim al-Basry (à Bagdad), d'Abu al-Yamân al-Hakam ben Nâfi' al- Bahrâny (à Emèse), d'Abu Mushar 'Abd-ul-'A'lâ ben Mushar al-Ghassâny (à Damas) d''Adam ben lyyâs (à 'Asqalân), de Muhammad benYûsuf ben Wâqid al-Firyâby (en Palestine).
D'autre part, Sahl ben as-Sary rapporte qu'al-Bukhâry avait dit: « Je suis passé par deux fois, en Syrie, en Egypte et en Arabie; par quatre fois à Basra. Dans le Hidjâz, j'ai séjourné six ans. Quant à mes passages par Kûfa et Bagdad, je ne les compte plus...»(1)
Ses Cheikh
Al-Bukhâry avait rapporté la tradition de plus de mille cheikh. Dans un témoignage, ces cheikh ont atteint le nombre de 1080.
Comme cité par l'imâm lbn Hadjar al-'Asqalâny, les cheïkh d'al-Bukhâry se répartissent en cinq générations.

Première génération :

Ceux qui lui ont rapporté des hadith donnés par les compagnons des Compagnons du Prophète () ; comme Muhammad ben 'Abd-ul- Lâh al-'Ansary, Abu 'Asim an-Nabîl, Abu Nu'aym, Khalâd, Ali ben Ayyâch Makky ben lbrâhîm, 'Ubayd-ul-Lâh ben Mûsâ, et leurs pairs.

Deuxième génération :

réunissant ceux qui ont vécu dans la même époque mais qui n'ont pas écouté directement des compagnons des Compagnons, comme: Adam ben Abu lyyâs, Sa'îd ben Abu Mariyam, Ayyûb ben Sulaymân, et leurs pairs.

Troisième génération :

C'est la génération moyenne caractérisant les cheïkh qui n'ont pas rencontré les compagnons des Compagnons mais ont rapporté des célèbres disciples de ces compagnons, comme Sulaymân ben Harb et Na 'îm ben Hammâd.

Quatrième génération :

Ses collègues qui ont le même intérêt porté à la Tradition et ceux qui ont recueilli les hadith par audition les hadith quelque peu avant lui comme Abu Hâtim ar-Râzi.

Cinquième génération :

Ce sont ceux qui entrent dans le cadre de disciples, comme 'Abd-ul-Lâh ben Abu Al-'As al-Khawârizmy et Husayn ben Muhammad al-Qabbâny.

Ses disciples

Nombre de personnes ont fait appel à al-Bukhâry pour rapporter des hadith, telles qu'Abu Nasr ben Mâkûlâ, lbrahîm ben Ma'qal al-Nusafy, Hammâd ben Châkir an-Naswy, Muhammad ben Yusuf 'Abd-ul-Lâh ben Muhammad al- Masnady, 'Abd-ul-Lâh ben Munir, Abu Zura'a, Muslim ben al-Hadjâdj, lbn Khuzama, al-Marûzy, an Nisâ'y, al-Bazâr, at-Tirmuzi, lbn Abu ad-Dunyâ, al- Baghawy, an-Naysâbûry, etc.

Al-Khatîb al-Baghdâdy rapporte ceci d'al-Firabry: « Avec moi, près de soixante-dix mille hommes ont recueilli par audition le Sahîh de la bouche d'al- Bukhâry, mais à part moi, aucun d'eux n'est resté ».

Ses plus importants voyages

Ce sont ceux qu'il fît :

- à Baghdad (8 fois): à chaque voyage il rencontrait l'imâm Ahmad qui ne cessait de lui demander de s'installer dans cette ville et de lui reprocher de rester à Khurâsân.
- en Syrie, en Egypte et en Arabie (2 fois) - à Basorah (4 fois)
- au Hidjâz où il avait séjourné pendant six ans
- à Kufa (nombre de fois indéterminées)

Ses qualités morales et Son Savoir

On disait à al-Bukhâry qu'il se réveillait la nuit plusieurs fois et allumait la lampe à huile afin d'écrire des notes puis se recouchait après avoir éteint la lampe. On disait que la moyenne de ses réveils nocturnes avoisinait la vingtaine de fois.
Une fois, à Samarkand, quatre cents traditionnistes le mirent à l'épreuve en mélangeant les isnâd des hadith et les hadith aussi. Al-Bukhâry réussit sans la moindre erreur à tout remettre en ordre, isnâd et hadith, au grand étonnement du public. Il fit de même à Baghdad.
On disait aussi de lui qu'il lui suffisait de lire une seule fois un livre pour qu'il l'apprenne par cœur.
On le connaissait respectueux des règles religieuses. Al-Bukhâry (r) accomplissait toujours treize prières chaque nuit; et durant ramadan, il achevait chaque nuit la lecture du Coran.
Sur le plan social, il avait une situation aisée, ce qui lui permettait de donner l'aumône et de faire bonne œuvre.

Son passage à Naysâbûr

Al-Bukhâry entra à Naysâbûr en 250 et il y resta quelques temps à enseigner les hadith avant de le quitter contraint par les événements. Tout avait bien commencé pour lui si bien que les gens se bousculaient devant la classe qu'il avait aménagée chez lui, les maîtres envoyaient leurs élèves chez lui pour apprendre le hadith.
En témoigne cette recommandation de Muhammad ben Yahya adh- Dhuhaly à ses élèves: « Allez à cet homme de bien et de science et écoutez-le! »

Son cours était constamment comble jusqu'au moment où certains cheikh s'étaient opposées à lui par jalousie ; une rumeur s'était alors mise à circuler qui disait qu'al-Bukhâry soutiendrait la thèse suivante : « Ma parole, en récitant le Coran, est créée ».
Cela avait suffi pour la levée des boucliers contre l'imam de Bukhârâ. Un homme s'était levé dans le cours et lui avait demandé : « 0 'Abd-ul-Lâh, qu'en dis- tu des paroles lors de la récitation du Coran, sont-elles créées ou non-créées ? »
Al- Bukhâry n'avait pas répondu la première fois mais sur l'insistance de l'homme, il répondit ceci : « Le Coran est la Parole d'Allah, les actes des hommes sont créés... » Et l'homme de s'écrier: « II vient de reconnaître que sa parole, en récitant le Coran, est créée! » Là, Muhammad ben Yahya ad-Dhuhaly avait décrété le boycott de la classe d'al-Bukhâry en disant: « ... On ne doit ni l'entendre ni lui parler. Celui qui va à Muhammad ben Ismâ'îl après ce qui s'est passé, accusez-le !
Car celui qui assiste à sa classe soutient sa théorie ! Et il ne lui est donc pas permis d'assister à notre cours ».
La suite des événements avait précipité le départ de al-Bukhâry qui retourna dans sa ville où il fut triomphalement accueilli. Mais avant de quitter Naysabûr, il avait tenu à insister sur ceci : « Celui qui, de Naysabûr, prétend que j'ai dit que ma parole, en récitant le Coran, est créée, celui-là est un menteur. Je n'ai pas dit cela ; cependant j'ai dit que les actes des hommes sont créés ». Il avait dit aussi : « La foi se traduit par des paroles et des actes ; elle lesquels augmente et diminue ; le Coran est la Parole d'Allah qui est non-créée.
Les meilleurs Compagnons du Messager d'Allah () sont Abu Bakr puis 'Umar puis 'Uthmân puis Ali. Sur cela j'ai vécu, sur cela je mourrai et sur cela je serai ressuscité, par la volonté d'Allah ».
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MessageSujet: suite....   Ven 19 Mai - 23:47

Al-Bukhâry et l'émir Khâlid

Ce dernier, l'émir Khâlid ben 'Ahmad az-Zuhaly, le gouverneur de Bukhârâ, avait par l'intermédiaire d'un émissaire, demandé à al-Bukhâry de se présenter avec ses livres « al-Djami' » et « at-Târîkh », afin d'être écouté par ses fils (les fils de l'émir).
Mais al-Bukhâry avait refusé d'aller au palais en signifiant à l'émir que s'il voulait apprendre, il n'avait qu'à se déplacer chez lui. Dans une autre version, al- Bukhâry avait tenu ces propos: « Dis-lui que je ne me permets pas de rabaisser la science ni de la porter devant les portes des sultans. S'il en a quelque besoin, il n'a qu'à venir dans mon oratoire ou chez moi. « Et, si cela ne te plaît pas, tu es un sultan et tu peux m'interdire de professer. [J'espère] que cela me soit une excuse devant Allah le jour de la Résurrection »... ».
La mésentente avait pris alors forme et s'était compliquée jusqu'au point ou elle se termina par l'exil à al-Bukhâry à Baykand.
Mais, un mois plus tard, le règne de l'émir chuta et al-Bukhâry parvint à regagner Kartank, une petite agglomération non loin de Samarkand.

Sa maladie et sa mort

Quand il s'installa à Kartank, chez de proches parents, il ne cessa de prier Allah afin d'être rappelé à Lui - Dans ces prières, il ne cessait de répéter: « Ô Allah, la terre m'est devenue insupportable. Rappelle-moi à Toi ».
Le jour où il tomba malade, il s'apprêta à prendre sa monture pour aller donner des conférences aux habitants de Samarkand qui l'avaient invité. Au moment où il allait prendre sa monture, il ressentit une certaine faiblesse ; il demanda de l'aide et on l'aida effectivement. Il pria alors, s'allongea sur le côté, puis s'éteignit.
Sa mort était survenue la nuit qui précéda la Fête de la rupture du jeûne. C'était la nuit d'un samedi après la prière du 'ichâ'.
Le lendemain, après la prière du duhr, on pria sur sa dépouille, alors ensevelie dans trois pièces d'étoffé blanches. Quand il fut enterré, une odeur agréable se dégagea de sa tombe et se répandit dans les alentours durant des jours.
A sa mort en 256 de l'Hégire, al-Bukhâry (r) avait 62 ans moins 13 jours.

(l) Ces propos, nous les tenons de l'introduction à al-'Adab al-Mufrad faite par Muhiy ed-Dîn al-Khatîb
Quelques témoignages sur Al-Bukhâry
« Khurâsân n'a pas donné de pareil » ('Ahmad ben Hanbal)
« Al-Bukhâry n'a pas connu d'égal, en son temps » ('Ali ben al-Madîniy)
« S'il avait été un contemporain d'al-Hasan, les gens auraient eu besoin de lui à cause de ses connaissances, de son fîqh et de sa capacité à mémoriser le hadith » ( lshâq ben Râhawayh)
« Nous n'avons pas vu de semblable à lui » (lbn Abu Chayba et Muhammad hen 'Abd-ul-Lâh ben Namîr)
« Je ne connais d'homme semblable à lui » (Ali ben Majar)
« J'ai séjourné à Basra, en Syrie, dans le Hidjâz, à Kûfa et j'ai vu leurs doctes. A chaque fois que [l'avis de] Muhammad ben Ismâ'îl al-Bukhâry est cité, ils le préféraient à leurs propres avis » (Muhammad ben an-Nadar ben Sahl ach- Châfi'y).
« Tout hadith non-connu d'al-Bukhâry n'est pas un hadith » (al-Falâs)
« J'ai vu Muslim ben al-Hadjâdj embrasser al-Bukhâry sur le front puis lui dire: « Laisse-moi embrasser tes pieds, ô maître des maîtres, ô seigneur des traditionnistes et connaisseur des défauts venant altérer le hadith' ». Puis il l'a interrogé sur un hadîth. Après la réponse à al-Bukhâry , Muslim lui a dit: « II n'y a que le jaloux qui te porte haine; et j'atteste qu'il n'y a pas d'homme pareil à toi dans le monde »» (Ahmad ben Hamdûn al-Qassâr)
« En Irak comme à Khurâsân, je n'ai pas vu d'homme qui connaît mieux que Bukhâry l'histoire et Yisnâd. »(At-Tirmudhy)
« Sous ce ciel, je n'ai pas vu d'homme connaissant et retenant dans sa mémoire les hadith du Messager d'Allah () mieux que Muhammad ben Ismâ'îl al-Bukhâry » (lbn Khuzayma)
« Cela n'est qu'une goutte dans une mer: Si nous avions demandé les éloges des uléma sur (...) [al-Bukhâry], nous n'aurions pas terminé [de les citer] » (lbn Kathîr)
Un mot sur "al-Djâim' as-Sahih »

Al-Bukhâry dit:

« Chaque hadith écrit dans le livre du Sahih, je ne l'y ai porté qu'après avoir fait mes ablutions et prié deux rak'a...
J'ai disposé dans « al-Djâmi'» parmi six cent mille hadith en seize ans [de recherche] pour le prendre comme un argument qui me sauverait du châtiment d'Allah... J'ai établi mon ouvrage « al-Djami' » dans la Mosquée sacrée.
Chaque hadith inclus ne l'a été fait qu'après que j'ai fait la prière a 'istikhâra, deux « 'rak'a et que je me suis assuré de son authenticité... »

Me trouvant chez lshâq ben Râhaway, il m'a dit: « Si vous reprenez dans un recueil succinct la sunna du Messager d'Allah () ». Ces mots m'ont beaucoup influencé, me poussant alors à rassembler dans ce livre que ce qui est authentique... »
Quant à Abu Dja'far Mahmûd ben Amrû al-'Uqayly, il dit: « Quand aI- Bukhâry avait fini la rédaction du Sahih, il le présenta à l'imam Ahmad ben Hanbal, à Yahya ben Mu'în, à Ali ben al-Madîny et à d'autres (qu'Allah les agrée tous) afin qu'ils émettent leurs avis.
Le résultat fut concluant: ils avaient approuvé le Sahih dans sa totalité à l'exception de quatre hadith ». Mais, concernant ces quatre hadiths, al-Bukhâry avait aussi raison(1)
Al-Bukhâry dans sa rédaction du Sahih, s'était imposé l'authenticité. Comme il avait aussi enrichi son œuvre de précisions savantes et de points de vue dans le domaine du fiqh. Grâce à son intelligence peu coutumière, il avait su comment puiser dans les textes les différentes nuances qu'il répartissait ensuite sur les rubriques de son œuvre et sans qu'il ait oublié d'attacher une importance particulière aux versets du fiqh, d'où il tirait, en plus, les significations en usant de plusieurs méthodes d'explication.
Dans nombre de rubriques de son œuvre, on trouve de nombreux hadith, dans d'autres, on trouve un seul hadith, dans d'autres encore, on trouve un verset coranique, dans d'autres enfin, il n'y a aucune indication.
Par-là, al-Bukhâry avait dans ces rubriques repris les traditions sans isnâd ou à isnâd incomplet, même s'il n'y avait pas trouvé de hadith authentique selon ses conditions ou selon les conditions d'autres auteurs.

Enfin, la numérotation des hadith et des rubriques a été décidée à l'image de celle suivie dans « Fathu-l-Bary fi Charhi Sahîh al-Bukhâry » de l'imâm lbn Hadjar al-'Asqalâny, lequel avait été numéroté par Muhammad Fu'âd 'Abd-ul-Bâqy et conçue par Muhib ad-Dîn al-Khatîb.


(l) Dans cette introduction, nous avons adopte ce qui a été écrit par l'imam lb Hadjar dans son introduction à son œuvre « Fath al-Bary » et par l'imam ibn Kathîr dans son œuvre « al-Bidâya wa an-Nihâya ».
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